...Interlude...2012 au mois de Mai  posté le mardi 15 mai 2012 10:36

                  Non, je n’ai pas abandonné mon blog !

Chers tous !

     MOn Dieu ! Quelle vie je mène en ce moment, je ne suis pas du genre à passer une journée dans le canapé, ni à me dorloter le matin...et pourtant ! Il faudrait que je n’aie que 40 ans !..pour venir à bout de tout ce que j’ai envie de faire

 Hélas ils sont loin mes 40 ans vigoureux !

         Je vous avoue sincèrement que la télé et les journaux m’ont épuisée ! Nommer un nouveau Président !

 Ces accrochages, paroles amères, chicanes, reproches, promesses qui ne seront pas plus tenues qu’avant,  cette foutue crise que je voyais s’avancer depuis 20 ans, oui tout cela m’a mise «  sur le flanc...puis, au lieu de souffler , je suis partie toute seule à  BLOIS chez ma fille aînée qui voulait absolument que je ne sois pas seule pour « fêter » mon anniversaire...une belle surprise m’attendait ( j’aurais dû m’en douter, depuis le temps que je la connais )

      Oui, elle m’avait dit que nous fêterions ça tous les trois....et  sans enfants.....Mais en arrivant j’ai appris - au vu de tout ce  qui cuisait déjà dans le four...que nous serions..12 , on m’a laissé deviner QUI serait là !  Il fallait que ce soit une surprise...Ce fut réussi ! Pour que tout ce monde là soit présent il a fallu avancer cette petite Fête d’un jour...c’est çà dire le 8 mai : Jour de la Fête de la Victoire 1945...(jour qui compte pour moi car c’est ce jour là que mon futur beau père nous a donné l’autorisation de nous marier)...Cela         aurait dû me mettre la puce à l’oreille, c’était un Dimanche....!

      Et tous ceux qui auraient dû être au boulot étaient là...enfin, pas tous.. ! Mais j’ai eu le plaisir de revoir mon grand petit fils Olivier, sa femme et ses deux adorables petites filles, venus spécialement pour moi depuis la Seine et Marne, puis un cousin et son épouse que j’aime beaucoup tous deux, de l’âge de mes enfants...naturellement ma dernière fille  Marie Cécile et son dentiste de mari, libre le Dimanche et surtout ce qui m’a fait le plus plaisir, ce fut la présence de mes deux derniers grands petits fils de 21 et 23 ans...qui ont voulu être là malgré les  rentrées nocturnes du Samedi soir...ils ont même donné congé à leurs « chéries » respectives pour moi, j’ai apprécié car je ne les vois jamais. L’un travaille dur toute sa semaine de 40 heures, et l’autre à ses études.

       Et j’ai eu des fleurs, un nouveau rhododendron superbe, un nouvel appareil photo, le mien ayant rendu l’âme la veille...(ainsi que mon aspirateur)....Tout mon appareillage vieillit...comme moi, mais ça se remplace...Pas moi !

Il faut croire que l’on  m’aime pour me souhaiter mes ans qui passent avec autant de gentillesse ! Et j’ai eu LE gâteau avec - non pas des bougies...comme disait Coluche :" quand les bougies coutent plus cher que le gâteau, ce n’est pas la peine..." Seulement deux bougies : une sur un petit socle rose avec un 8  et l’autre ave un 9....je les garderai pour mes ...98 ans, il n’y aura qu’à  les inverse

Tout cet amour autour de moi m’a fait un bien fou, c’est pourquoi je ne vous parlerai pas aujourd’hui des élection,   ni de la guerre 1939/1945, ni des restrictions   subies à cette époque, ni de celles qui nous attendent....

 Ceci n’est qu’un interlude dans mes « petites histoires »

 A bientôt   M.L.L.

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...une petite escapade...en juillet 1940  posté le mercredi 02 mai 2012 17:41

Chers amis et amies, 

  Je n'ai pas trouvé une seule photo pour illustrer ce billet, en 1940,  nous ne prenions pas beaucoup de photos et celles que j'ai prises dernièrement ne vous diront plus rien du paysage que je vous conte ci dessous :

      Ce  beau matin de Juillet nous sommes partis à 5 heures du matin dans le camion de ramassage du lait à Pélussin, base de notre expédition, car, bien sûr je ne m’étais pas fait prier pour suivre Papa en fidèle accompagnatrice.

       Les hauteurs du  Massif du Mont Pilat le narguaient depuis trop longtemps et il n’a pas voulu quitter ce pays sans le parcourir et réaliser son rêve.

       C’est ainsi que nous sommes arrivés loin,  à 6 heures dans la montagne, chez son copain de Guerre...je n’ai jamais su son vrai nom, mais on l’appelait «« Tantinet », un de ces copains que Maman ne pouvait supporter, son compagnon de misères pendant la campagne de la Somme, fermier, vaguement garde-forestier dans les sombres sapinières de cette chaine de montagnes. ll  ne manquait de rien, faisait son pain, vivait de ses vaches et de ses moutons un vrai sauvage, noir et moustachu, comme un charbonnier..(il ne devait pas se laver bien souvent)  Il sentait l’écurie et la chèvre...

       Nous avons fait un bon et réconfortant déjeuner  de lard et de "rigottes" du pays, fin fromage de chèvres séché puis mis en tonneaux où grouillaient des « artisons », bestioles étranges à peine visibles : une espèce d’acariens, minuscules araignées réputées pour affiner ces fromages jusqu’à les rendre croquants et transparents.

Départ à 7 heures pour une très longue escalade dans les « éboulis » .«  Ecoutez disait Tantinet, là dessous, ça coule « gros comme un homme » En effet l’eau descendait en grondant sous ces roches et ces morceaux de rochers. Lui seul connaissait des chemins forestiers où pas un chrétien n’aurait voulu passer seul, dans des bois encombrés de souches pourrissantes, une vraie forêt primaire, faiblement exploitée car aucune route ne la traversait et de plus, très escarpée. Comme Papa, Tantinet aimait la ligne droite... « droit devant comme  en 14 ! »

 Pour l’anecdote je dois dire que nous n’étions pas équipés pour une telle course, je vivais d’ordinaire en espadrilles, elles n’auraient pas tenu une heure dans ce chaos, et je n’avais  qu’une paire de chaussures depuis que je chaussais du 39, ceux de la première communion de Simone...ravissantes, blanches, en cuir fin allégé de trous-trous, avec une fine semelle de cuir............... !

       Nous avons fait ce jour là environ 30 kms... !

       Délaissant enfin la forêt nous sommes arrivés à 1800 m. dans les prairies d’altitude, moelleuses, humides, moussues,  constellées de fleurs alpines tout à fait inconnues dans la plaine, broutées par de solides moutons. Nous avons dîné dans une bergerie  de pain bis et de lait « bourru » au milieu des chiens et de leurs maîtres, nous nous sentions forts et pleins de vigueur.   Papa était «  aux anges » : «  Regarde là-bas, c’est le crêt de l’Oeillon et là, le Crêt de la Perdrix, on a le temps, allons-y ! » ...avec toujours Tantinet comme guide ...qu   elle santé ! Mais nous ne ressentions pas la fatigue tant nous étions exaltés tous les deux..

« Papa, il faut redescendre »....oui ! on a encore une belle trotte à faire ! Et nous sommes redescendus toujours à pied jusqu’à  Pélussin, la nuit tombait...elle était même complètement tombée...quelle heure pouvait-il être après les adieux à Tantinet . ? Encore 6 kms à faire....

      Comme Papa,   je voyais assez bien de nuit, et les rassurantes lumières de la plaine du Rhône nous guidaient...

      C’est  à minuit, sur la place du bourg à Chavanay  que mes jolis souliers ont rendu subitement leur belle âme de cuir blanc ! Marcher pieds nus, pendant encore 800 mètres ? Non, j’ ai calé, c’était trop douloureux, et c’est sur le dos de Papa que j’ai fait les derniers 500m....et nous avons retrouvé « la maison rose ».

      J’aime mieux ne pas raconter l’accueil que nous avons eu...tout le monde, même les plus tolérants, peuvent l’imaginer...Maman dans une colère noire, pleurant les deux paires de chaussure, l’attente, la peur de la nuit...perdus dans ce pays de « sauvages »

Mais quel  merveilleux souvenir, inoubliable ! ! !   Papa et moi nous en avons bien souvent parlé de nouveau, bien plus tard, dans sa vieillesse...il n’est jamais retourné « là- bas » !

       Moi, si, trois ou quatre fois , la dernière  c’était avec PCR ma fille, en Avril,   nous avons mis 20  minutes pour nous trouver à 900 mètres...en voiture. Nous ne sommes pas montées plus haut.

 En 1940, aucune route ne sillonnait ce Massif, volcanique sans doute...pas une auberge, aucun village...la nature du 18 ème siècle   Tout cela à bien changé !  Beaucoup d’arbres sont tombés lors de la tempête de 1999...j’ai trouvé la forêt dans un triste état....mais je sais qu’au sommet il y a presque une vie mondaine, on y célèbre des mariages, il  y a même une station de ski et un remonte pente !...des hôtels chics...des maisons pour convalescents...Adieu la vie sauvage ! Il y a 15  jours, il est tombé 80 cms de neige là-haut...

 suite bientôt...

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...en été 1940  posté le samedi 28 avril 2012 20:13

 Chers tous.... Nous aimerions bien aller à Lyon mais nous trouvons mieux à manger ici. Nous n'entendons pas les sirènes...et puis il fait si beau que nous voulons profiter encore un peu de la campagne ...pas pour bien longtemps, mais rien n'est encore bien organisé pour notre retour...nous attendons encore un peu.

suite de mon récit:

        Contre toutes promesses faites par les Allemands, les prisonniers ne revenaient pas, ou très peu : seulement ceux qui étaient utiles pour remettre des usines en marche les usines qui seraient utiles à l’Allemagne pour continuer la guerre. La France manquait donc de  bras, de travail, de cultivateurs...il fallait travailler à leur place, mais tout était chamboulé.

       En attendant la fin de la scolarité de Simone  nous avons beaucoup écrit, moi à la Martinière qui proposait des postes à  ses anciennes élèves, Papa aux petites annonces des journaux - très rares-  les colonnes étaient plutôt emplies de ces  demandes de gens malheureux d’avoir perdu leurs enfants...Mais rien ne venait ,  la vie normale n’avait pas encore repris, il fallait  attendre.

       Nous n’étions pas des paresseux, chez les paysans il y avait du travail, remonter les terres des vignes plantées sur le coteau après les orages, cueillir les fruits, engranger les moissons, faire le battage, glaner... Mon travail avec les enfants en vacances : récolter les doryphores dans les champs de pommes de terre, horrible et dégouttant travail cependant nécessaire car ces sales bêtes dévoraient tout ce qui était vert, empêchant les tubercules de se développer. On les mettait dans des boites de conserves qu’on jetait dans le feu...ça crépitait joyeusement. C’est depuis ce temps je pense qu’on a appelé les Allemands «  les "doryphores", maigre revanche.  Et on allait cueillir les pêches qu’on ne pouvait plus expédier, nous étions payés en légumes et en fruits, en fromages de chèvre,   nous avions de quoi manger...et nous avons commencé à maigrir. Plus de charcutier, plus de boucher...et plus de laine pour faire cette pèlerine à Bonne Maman...plus rien dans les épiceries, plus de savon...Tout avait été raflé pendant la débâcle... Pendant toute la durée de cette guerre nous avons cruellement manqué de savon !

       Avec le recul du temps, en me remémorant ces jours à la campagne sous le beau soleil de Juillet, je me demandais si Papa tenait tellement à retourner à Lyon ? J’ai déjà dit son amour profond pour le grand air, la culture, la vie paysanne, luttant contre Maman, 100/100 citadine... . Alors, avant de quitter Chavanay, il s’est offert un beau jour, un ultime plaisir en  forme d’adieu à cette campagne qui l’émerveillait puisqu’il n’y reviendrait plus . Ses parents étant décédés,  plus rien ne justifiait nos anciens voyages.

 Ce beau matin de Juillet.....Papa a été pris de  liberté.......avent de retrouver l'étuve de  Lyon....

 suite bientôt.

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Avant la suite de mon récit 1940/1945  posté le lundi 23 avril 2012 21:14

Blog de meregrand :LES NEIGES D'ANTAN, Avant  la suite de mon récit 1940/1945

Chers tous....ces fleurs sont celles de l'an passé. Cette année il fait si froid que même les graines ne veulent pas sortir, et il pleut, il pleut...Mais je ne me plains pas, j'aime voir la pluie, je la vois s'infiltrer dans les nappes phréatiques...depuis que l'année 1976  m'a fait si peur, quand il n'est pas tombé une seule goutte en six mois, qu'il n'y avait à Paris que de l'eau verte au robinett et 40° dans les appartements parisiens...j'ai juré de ne plus jamais me plaindre de la pluie...je l'aime, même si je suis sous une averse et les pieds trempés...on en a vu d'autres !

je continue mes petites histoires :

      Pendant et après ce petit voyage...j’ai réfléchi à la suite à vous donner de la vie des français moyens que nous étions, comme beaucoup d’autres. Je ne vous dirai que ce que nous connaissions, mais rien d’autre puisque nous ne savions RIEN  DE  RIEN de tout ce qui se passait en Europe ,  puis dans le monde entier. Je vais oublier tous les livres, les dizaines et plus encore de revues  que j’ai décortiqués par la suite au cours de ma longue vie. Donc je ne vous conterai que notre vie de tous les jours...banale et difficile...

 -  par exemple je ne vous dirai pas les conditions de l’armistice ( elles sont dans Google.)

 - ni la bataille d’Angleterre   ( toute dans Google pour les curieux)

 mais je peux vous dire ... :

       -   Juillet 1940...  Enfin, la Poste est rétablie, les Allemands quittent Lyon ...ils ont dû passer un bon moment chez nous les Lyonnais gourmands, et nous sommes bien contents d’apprendre leur départ... l’armistice est signé.La Guerre est finie ! 

Pour nous, OUI, mais  pas encore....Nous ne savons pas qu’elle va durer si longtemps et si méchamment...ni ce qu’elle nous réserve dans les jours qui suivent...

Le 3  juillet : horrible nouvelle ! Le massacre de nos marins en rade d’Oran, à Mers el Kébir !

      En gros titres sur le Progrès de Lyon : agression britannique dans le Port d’Oran !

 Bon ! voilà nos alliés qui tuent volontairement nos marins, comme si nous n’étions pas assez tristes... ! Cette nouvelle nous a fait encore plus d’effet que le bombardement. Quelle folie ! pourquoi ont-ils fait ça ? Nous ne comprenions pas du tout...  Perfide Albion,  répétait Papa qui n’aimait pas les Anglais, ce jour là ils les a détestés.

«  Les Anglais nous ont toujours entraînés dans des guerres que nous n’aurions pas dû faire, ce sont des faux jetons, on ne peut pas leur faire confiance ! »...Et il reprenait les grandes réminiscences sur la guerre de 100 ans, Jeanne d’Arc, Napoléon à Ste Hélène....puis LOOYD Georges,  la rançon de l’Allemagne jamais réglée à cause des Anglais....en 1919...etc.

      Nos marins, déjà foncièrement anti-anglais depuis TRAFALGAR dont ils portent encore le deuil sous forme de cravate noire, le seront tout à fait après Mers el Kebir  ( 1300morts)  .

 Nous allons retourner à Lyon dès que les classes seront finies, le 14 juillet.

       A notre grand plaisir nous  avons vu de petites cohortes de réfugiés retourner chez eux, petit à petit, mais au lieu d’être euphoriques ils courbaient la tête, ceux qui étaient partis en charrettes, en brouettes...partaient en train  (qui  marchaient de nouveau). Ils se demandaient ce qu’il allaient retrouver en arrivant  chez eux...

 Nous apprenons :

La France est  morcelée : régions incorporées à l’Allemagne : Nord, Alsace et Lorraine, régions Zone interdite, d’autres zones réservées., comme les côtes atlantiques...zone occupée...et nous, les chanceux, les veinards, en ZONE LIBRE...ou plutôt zone non- occupée, dite un peu plus tard zone" no-no". Je ne dis pas que nous nous réjouissons, nous étions bien trop accablés pour ça, mais on se sentait tout de même EN FRANCE

( sans savoir encore que cette liberté était bien illusoire )   Peu après nous avons vu les  cartes « interzones » pour correspondre - petitement- avec la famille restée à Paris comme  Oncle Jean : 13  lignes pour tout dire, tout exprimer, la souffrance, la douleur, l’amour, ou pour pleurer, s’inquiéter, enrager de ne pouvoir dire davantage : quelques lignes à remplir sous forme de questionnaire.

 Et dans tous les journaux assez chiches en nouvelles, des colonnes de pauvres gens qui recherchaient qui leurs parents, qui leurs enfants restés sur le quai d'une gare, qui une valise ou autres choses perdues....nous regardions aussi les petites annonces pour Papa et pour moi...rien pour le moment...

       Enfin est arrivé le14 juillet et nous allons retourner à Lyon...enfin, car il va falloir trouver du travail...si nous voulons manger, payer le loyer, vivre «  comme avant ». .

La suite bientôt....

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le petit voyage à Bordeaux...suite  posté le samedi 21 avril 2012 20:23

Bonsoir chers amis ,

Le billet précédent avec des robustes chevaux est bien mal bâti et expéditif ! Si j'ai mis  des bons gros chevaux de trait, c'était pour illustrer les anciens voyages en carosse sur les mauvaises routes du 17ème siècle...Il m'aurait au moins 10 ou 15 jours  pour aller à Bordeaux...et je me plains que j'ai mal au dos ! ! ! !

suite du texte ...

 

       Oui, je suis ravie de mon petit voyage à  Bordeaux, court mais excellent. J‘ai vu « en vrai » mon nouvel arrière petit-fils Arthur - 7 mois- petit-fils de mon fils aîné, celui qui m’a amenée ici en voiture et en musique. Ce jeune ménage : Maggy et Alexandre travaillent tous deux à Bordeaux et habitent dans un très joli lotissement neuf - presque luxueux- pas loin du centre. Toutes ces petites maisons d’un étage, dotées d’un petit jardin bien clos sont installées dans une rue très calme fleurie de cerisiers du  Japon. Tout est neuf et de très bon goût.

      Le petit Arthur est très beau, fin, aux yeux noirs pleins de malice et de curiosité, digne fils de ses parents, il ressemble à tous les deux - ce qui est normal ! Il n’a pas eu peur de cette dame âgée inconnue, bavarde et envahissante, avec un collier bien rigolo à tripoter....Je voulais mettre une photo, mais...impossible !

      En arrivant juste avant Bordeaux notre GPS nous a emmenés n’importe où, dans des routes que mon fils ne connaissait pas du tout, et pourtant il est déjà venu deux ou trois fois,  et il a la mémoire des lieux cependant...Alors nous avons téléphoné à Alexandre pour nous indiquer la route, lui signalant la rue où nous étions...Nous avons erré un bon moment. J‘en ai profité pour voir la ville. Je n’étais pas venue à  Bordeaux depuis 15 ans ! et je l’ai trouvée complètement métamorphosée, c’est pour moi une ville nouvelle.

      Plus de vilains entrepôts au bord de la Garonne, mais une vraie «  plage » avec un miroir d’eau où  parait- il y a des  brouillards d’eau pour se rafraîchir les jours de grandes chaleurs...J’ai vu en passant l’admirable cathédrale, les portes de la Ville, celle de la grosse horloge, celle de la cloche, un arc  de triomphe que je ne connaissais pas...et puis  le Tramway, une nouveauté qui ne dépare pas  la ville et qui doit être bien commode, car Bordeaux est vraiment une très grande cité très gaie,  remuante, et très étendue. J’ai regretté que la couleur du tram soit grise, mais c’est une couleur discrète qui le fait passer presque invisible devant la beauté des bâtiments, leurs balcons dorés, leurs façades très richement sculptées...

       Autrefois j’ai eu tout de même eu le plaisir de visiter en détail tout le Théâtre Louis XVI de  l’architecte  « du même nom ».Victor LOUIS.

      Le soir même, en réglant le GPS pour qu’il puisse nous conduire à notre l’Hôtel, le priant de bien fonctionner...nous nous sommes aperçu qu’il se trouvait rue GALLIEN...et non pas GALLIENI, comme il avait été programmé au départ !Le doigt de mon fils a dû dérapé sur la ligne du dessous sur la liste des rues, nous voulions y déposer nos bagages en arrivant, mais nous avions perdu tant de temps, que nous avons abandonné le GPS,  copieusement abreuvé de reproches pour se fier au téléphone. Nous lui avons demandé « pardon » !

      Après une bonne nuit dans cet hôtel très vieillot, mais confortable où rien ne manquait, surtout pas la place : une grande chambre pour trois...et pas cher ! Et un confortable petit déjeuner. Avec ces qualités...nous y reviendrons sans doute.....Il y a même un petit salon où l’on peut bavarder avec des amis de rencontre.

      Retour sans histoire, toujours en musique, avec arrêt sympa au relais Poitou-Charente où nous avons passé un bon moment à voir toutes sortes de bonnes et belles choses de cette Province  que j’ai bien aimée pendant 6 ans, avant que mon époux ne tombe malade là-bas loin de nos enfants. Et c’est depuis ce temps que j’habite de nouveau à Orléans.

       Très contente, mais très fatiguée  par la longueur du voyage et malgré cette voiture confortable...je me suis reposée TOUT le lendemain pour remettre le tout en bon état de marche....M.L.

 

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