Vacances champêtres...de ma jeunesse  posté le mardi 27 juillet 2010 20:50

      Bonsoir mes amis et amies, Aujourd'hui j'ai eu le grand plaisir de recevoir mes enfants, ceux qui sont si calés en informatique que j'en suis jalouse : ils ont réparé tout ce qui "clochait"..je ne pouvais plus passer mes photos ! Un comble!. Bon! tout est en état de marche...je n'ai plus d'imprimante qui est allée à la déchetterie après avoir travaillé comme une folle pendant 4 ans sans faillir ni défaillir ! Maintenant je sais me servir du scanner... plus besoin d'imprimante ( je la regrette tout de même ! j'aime bien mes vieux serviteurs !)

      Donc je peux vous mettre une photo de verdure justement le récit de ce soir : 

      Vous connaissez Papa, amateur de grand air, de liberté de verdure, d'eau fraiche, et qui a su emmener Maman qui avant lui détestait la campagne ! Il m'a initiée à tout ce qui était " verdure," eau courante, ciel, nuages...constellations ! et cela depuis mon plus jeune age...Alors j'ai brassé des souvenirs de ce beau temps là pour vous les offrir, car à moins de connaître des endroits vraiment sauvages, vous ne savez plus ce qu'était la campagne autrefois :

C'était le temps où je pêchais les grenouilles  dans la vase ljusqu'aux  épaules à l'endroit où elles plongeaient et que je ramenais triomphante...C'était le temps où l'on avait toujours dans la poche le canif et un bouchon pour pouvoir faire un petit moulin sur le moindre petit ru rencontré, ou bien un petit radeau avec quelques branches bien droites et de la ficelle, un mouchoir tendu entre deux rameaux, et qui pouvait même remonter un léger courant. C'était le temps où l'eau ruisselait un peu partout... il faisait des barrages pour faire une petite inondation ou un canal latéral ( leçons sur les canaux ! )

C'était le temps où les sauterelles sautaient par centaines dans l'herbe au moindre pas que je faisais et très difficiles à attraper...( il n'y a plus de sauterelles...)   C'était le temps où je pouvais faire des jolis bouquets de marguerites, ...( Tu m'aimes, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout...)de bluets, de coquelicots. Je les ouvrais délicatement avant qu'il éclosent et je sortais avec précaution les pétales fripés rose pâle....C'était le temps où je cherchais des jours entiers "LE" trèfle à quatre feuilles...le tempe ou je grimpais dans les arbres pour y passer l'après midi...le temps où je me faufilais dans la pièce fraïche des fermes pour aller cueillir de la crème fraiche du bout de l'index..plusieurs fois...c'était le temps de la cueillette des mousserons le long des routes de campagne où ne passaient que des vélos ou des vaches, le temps du rassemblement des milliers d'hirondelles sur les fils électriques...et ça sentait déjà la rentrée des classe !    C'était le temps où je gardais les vaches, en sabots, comme dans les chansons ( En passant par la Lorraine.... )avec Mirette ce premier chien que je pouvais caresser sans crainte et qui savait mieux garder les vaches que moi...le temps des chèvres qui me donnaient tant de mal à les rattraper, et me me faisait gronder car elles avaient , ces sales bêtes, des boules d'herbes coincées dans leur tube digestif !

    C'était le temps des espadrilles, si vite usées...le temps où il y avait encore dans les grands bois profonds  des chats sauvages, énormes, des lynx ?...C'était aussi le temps des jeux des jours de pluie où les parents prenaient le temps de jouer au "morpion" ou de fabriquer un cerf volant pour le prochain vent favorable...le temps où l'on préparait les cannes à pêche, puis celui du passage des fils de fer barbelés pour se faufiler partout...celui des bois de sapin dont nous coupions les pousses couronnées d'un joli bouton avec lesquels Maman nous fabriquait  des petites chaises avec des épingles.

Puis, le temps des coulemelles aux angles des grandes terres labourées, le temps des girolles sous les sapins les lendemains de pluie...Ah ! quels doux souvenirs et comme tout cela me manque !

     Il n'y a plus de sauterelles, plus de hannetons, plus de bluets, plus de marguerites...encore quelques coquelicots, rares mais fidèles au poste, plus d'hirondelles sur les fils, plus de mousserons noyés dans le goudron...les fils de fer sont électrifiés ...et ce n'est plus le temps pour moi de galoper dans les chemins caillouteux, ni de grimper aux arbres..plus le temps de s'applatir dans l'herbe pour attraper une grenouille...Tout a un temps, mais en écrivant cela je revois TOUT, les paysages, le vert, les girolles sous les sapins, les mousserons...les sauterelles. Et le soir, la belle leçon d'étude du ciel, avec les constellations qui se déplaçaient avec les heures...Vénus, l'étoile du berger toute petite au bout de la petite ourse...M ars  parfois toute rouge...

Alors si j'ai pu vous faire goûter à mes délices d'antan je suis contente...et essayez de retrouver tout cela dans des " trous" de campagne, dans les coins perdus, en Auvergne ..ou ailleurs...là où il n'y a pas de lumière.......................

Je vous souhaite une bonne nuit....et vous conterai les vacances à Lyon quand il fallait bien revenir en ville au bout de trois semaines...

lien permanent

1937... Vacances champêtres  posté le samedi 17 juillet 2010 23:15

     Je n'ai  pas fini avec ce séjour à Salvaris, car il m'est arrivé une aventure due à Papa qui ne doutait pas de son endurance, mais complètement de la mienne! Il aurait tellement voulu avoir un garçon, mais j'ai largement remplacé ce garçon qui n'est pas  venu,   en me comportant comme tel...Papa ne doutait de rien, partout où nous allions, il récoltait un nouveau surnom " le chien courant"...ou le "chat maigre" ou encore " le Juif errant"...Il était infatigable, et dans ces randonnées il se sentait bien vivant, et non pas craintif comme à la guerre de 1914 où ses incursions vers les lignes ennemies à transporter des munitions, de nuit et dans la neige, avec des chevaux épuisés lui faisaient tellement peur.  Qu'une bombe tombe sur la chargement et il disparaissait.... Brrrrrr !

Un jour il me dit : " Tu vois la-bas, en bas après St Etienne, c'est Saint Chamond, j'ai une cousine que j'aimerais bien aller voir, on ira tout droit, sinon ce sera trop long par la route, elle est trop sinueuse".

A vol d'oiseau ce parcours était de 5 ou 6 Kms...pas de problème pour Papa : " la ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre".

Il faisait très chaud ce jour là.   " Allons, on ne va pas suivre la route, on va "couper à travers"...Ca y est le mot était lâché ! Je savais ce que ça voulait dire : dévaler les pentes abruptes, couper la route, reprendre un raidillon, retraverser la route...tout droit, franchir des fossés, traverser d'immenses champs de chaumes roussis par le soleil...puis un petit cours d'eau...encore des champs...et ce soleil...! " Allez, tu as des jambes, il faut t'en servir...tu nous aurais vus pendant la guerre, on passait partout...regarde comment il faut passer sous les barbelés...tu roules par dessous, ou sur le dos en les soulevant."...jusqu'au moment où,nousnous sommes trouvés nez à nez devant un taureau ! Je n'étais pas habillée de rouge ! Ouf ! " Ne le regarde pas, fais comme s'il n'existait pas, marche tout doucement, calme...et puis s'il nous charge, couche-toi par terre, il ne te feras rien !"..... Brrrrrrrr ! "Ah  la la ! J'en ai vu des bêtes folles, des vaches pas traites  qui meuglaient   lamentablement, parfois on prenait un peu de leur lait dans nos casques,  qu'on buvait tout chaud, tout moussu..."

Il profitait de ces tête-à-tête pour me parler de sa guerre et lâcher ces souvenirs que la campagne lui rappelaient. " Un jour, il faudra que je retourne dans les Vosges, les arbres ont dû repousser...et les villages ? les ont-ils reconstruits ?...ou abandonnés? il n'en restait rien."

.....Papa, il fait trop chaud, le soleil me martelle la tête, j'ai très mal, je ne vois plus clair...enfin...nous sommes arrivés chez cette cousine, et là je me suis effondrée avec une bonne insolation ! Je ne me souviens plus de rien, je n'ai pas pu repartir avec lui...j'ai dû coucher chez la cousine ?  Je ne sais pas ce qu'il a raconté à Maman, mais il est revenu me chercher le lendemain, tout penaud, car il a dû se faire " attraper" sérieusement...! C'est toujours pareil, je ne supporte pas du tout le soleil ! Il me donne une fièvre de cheval !

      Avant les vacances je m'étais déjà apperçue que Papa et Maman  étaient  bizarres : " Alors ? rien ?...c'est pourtant le moment ? Oui, mais...rien ! Cette fois, c'est bien ça ! Ce sera pour Février...comment allons nous faire ?

     Il a fallu attendre la fin des vacances et la rentrée pour qu'enfin je comprenne que nous allions avoir UN PETIT FRERE !

     Une nouvelle incroyable....qu'allions nous faire d'un garçon ? Un petit frère, c'était impensable, impossible, invraisemblable ! Je croyais que mes parents étaient trop vieux pour avoir encore un bébé ! J'avais gardé un si mauvais souvenir de la naissance de Simone à 7 mois et toutes les nuits blanches...et il y aura ...15 ans de différence entre lui et moi ! ! ! ...Cependant Maman n'avait que 36 ans ! Oui, mais Papa avait des cheveux blancs...Bizarre, non ?

A bientôt...pour d'autres vacances....Je vous embrasse toutes et tous.....M.L.

 

 

lien permanent

1937...Vacances champêtres  posté le jeudi 15 juillet 2010 23:28

     Bonsoir, les amis, comme je vous l'avais promis je reviens et c'est le 15 juillet...Je délaisse un peu les études à la Martinière pour le moment, je reprendrai à la rentrée, ce sera plus gai, comme par exemple ces vacances sur les contreforts du Mont Pilat, sur le versant du Massif central qui surplombe la vallée où fument les cheminées des usines de Saint Etienne.

    Vous allez me dire..." Mais quel drôle d'endroit pour des vacances !"

Oui, mais ça ce sont les trouvailles de Papa : un endroit perdu : Salvaris! si vous cherchez bien sur une carte d'Etat Major, vous trouverez peut-être... Il avait déniché cette petite auberge sur un épaulement de la montagne à  1.100 m d'altitude ( disait-il, mais ce n'est pas vrai)...il fallait tricher un peu pour décider Maman ! Il faut dire que nous étions tous très fatigués, et Maman voyait bien que nous avions bien  besoin d'air pur, après un début d'été très chaud et mes études qui me fatiguaient beaucoup.

   Une vue superbe sur "Terre Noire, la bien nommée, le charbon était encore exploité mais là-haut nous étions au dessus des nuages...les villes grises dans la plaine tout en bas.s'étalaient dans la chaleur.  Mais autour de l'auberge, c'étaient des bois épais et très touffus, le soleil ne s'y infiltrait que très peu...des sapins, des sapins à perte de vue,  et des clairières couvertes de plants de myrtilles à foison, mûres à point, nous en cueillions tous les jours avec des "peignes" spéciaux, dont les dents étaient des clous, nous passions ce peigne muni d'une petite caissette sous les plants, en arrachant quelques feuilles mais les myrtilles tombaient à plaisir, l'hôtelier nous a confectionné de belles confitures. L'hôtelier, un bien grand mot pour définir ce paysan rustaud qui n'avait qu'une maigre idée du confort ! ! !

     Maman se plaignait de ses mauvaises nuits sur un matelas étroit et rembourré "en noyaux de pèches" à l'écoute des voisins séparés de nous par des cloisons de bois...les ronflements intempestifs, les  disputes...un seul lavabo pour nous les femmes...Papa, lui, heureux, ivre de bon air, allait faire sa toilette dehors dans la grande auge où venaient boire les bêtes. Ah! qu'il aimait cette vie rustique. Je crois, j'en suis même sûre, que jamais il ne nous avait emmenés dans une auberge aussi minable ! ! !  Nous, les deux filles, nous étions ravies, nous dormions bien, autant que nous voulions ( plus de réveil à 6 h 30 ) nous n'entendions pas les voisins et nous étions dehors toute la journée à  nous promener dans ces bois si verts mais d'un vert très foncé comme nous n'en avions jamais vus.

   Heureusement il a fait un super beau temps...Maman allait s'asseoir dans les bois avec son ouvrage et nous laissait libres de suivre Papa, aux champignons, aux myrtilles et crapahuter dans les chemins bordés de fougères, dans les prés et surtout nous laisser grimper sur ces énormres rochers faciles à escalader,mais bien difficiles à descendre, on s'écorchait les coudes, les genoux, et nos robes ne  résistaient pas aux aspérités, tout cela était bon pour Simone hors des yeux de Maman qui avait toujours peur qu'elle ne soit pas assez forte, elle s'enhardissait peu à peu, elle était solide à présent, presque plus malade et tout à fait dégourdie et de bonne compagnie pour moi, elle avait 8 ans.

   Nous ne comprenions pas la mauvaise humeur de Maman...d'habitude, elle était heureuse de ces vacances de chaque année, toujours surprenantes , mais là, Papa avait fait fort ! Elle était malade dès le matin, ne voulait rien manger, je mettais cela sur le compte des mauvaises odeurs de basse-cour ou des bouses de vaches...ou du cochon qu'on engraissait un peu plus loin des reliefs de nos repas, et d'une bouillie blanchâtre aux remugles fades  et écoeurants...Moi, j'étais ravie, j'avais repris bonne mine et je n'avais plus de complexes au sujet de mon corps maigre et moche, et heureuse d'avoir quitté Lyon...Mais nous ne comprenions pas du tout l'attitude de Maman, pourtant gaie d'habitude..et même, elle faisait la sieste ! Ca alors ne lui était jamais arrivé était-elle malade? d'habitude elle nous suivait, elle aimait la marche.....nous le saurons bientôt...

Je vous quitte, je continuerai demain...car il est tard...mais j'ai tenu parole, c'est encore le 15 juillet...

Hier soir j'ai vu, de mon lit un magnifique feu d'artifice, bien fatiguée par mon petit voyage et ce séjour de 4 jours extraordinaires chez ma fille que je vous conterai un peu plus tard...40 personnes dont 14 ou 16 enfants, les plus jeunes ( 7 ) de moins de quatre ans...

A  bientôt       M.L.

  

lien permanent

...suite de ce courrier  posté le vendredi 09 juillet 2010 18:12

Merci chères amies, pour vos commentaires !

    En relisant ce billet d'hier, je vois que je ne vous ai pas dit que je vais aller passer quatre jours chez ma fille aînée, pour une grrrrrrande réunion de famille, du côté de mon gendre...il parait que nous serons une bonne quarantaine ! Pourvu qu'il n'y ait pas d'orage...mais si seulement il pouvait éclater dans la nuit, nous serions plus au frais le lendemain. Aujourd'hui,  il fait encore 30° dans l'appartement... Ce sera une grande fête, avec plein de petits enfants, mais pas tous les miens...sinon, il faudrait embaucher au moins quatre baby-sitters! ! ! !

Ces grandes familles, c'est bien réconfortant et cela fait couler dans mes veines un sang nouveau, j'oublie mon age. De plus, des soldes dans mon quartier m'ont incitée à faire une petite folie : des jolis vêtements d'enfant à 50%  de leur valeur...quand l'un d'eux devient trop petit, il passse à la belle soeur, et rien ne se perd. C'est très gentil à mon gendre de m'avoir invitée, car ce n'est pas tout à fait ma famille...aussi, pour m'y retrouver, on m'a envoyé tout l'arbre généalogique, que j'emporte avec moi, et je me promenerai avec ça à la main dans le jardin...J'ai même préparé mon maillot de bain, sans doute pour rien, car je n'ose plus le mettre, mais s'il fait vraiment trop chaud, je crois bien que je ferai une petite trempette.

Je reviens tôt le matin du 14 juillet, car vous le savez, je suis cocardière, et je veux voir le défilé du 14 juillet...Mon repas de midi est prêt, car mon fils aîné s'est annoncé pour 13 heures, ce jour là...il s'arrête chez moi en descendant vers les Alpes, dans une petite propriété "temporaire" qui n'est jamais vide...pas besoin de trouver des locataires ! Chacun y va à son tour, mais pas moi, car je ne peux pas marcher dans les chemins de montagne.   Chaque chose en son temps !Où est le temps où j'emmenais ces petits enfants que je retrouve chargés de famille...

...et je n'ai toujours pas d'imprimante ! ! ! ! !

" Il fait trop chaud pour travailler..."    ( air connu !) et je pense à vous chères amies qui êtes dans un bureau, sans climatisation, peut-être, je vous souhaite de bonnes vacances bien méritées.

Je reprendrai ce blog dès le 15 juillet....foi de mère grand

 

lien permanent

...une petite lettre de remerciements...  posté le jeudi 08 juillet 2010 21:13

Chères amies de ce blog !

Ce soir, bien qu'il fasse 30° dans l'appartement, je suie envahie de remords...J'ai consulté mes statistiques...et vous êtes tellement fidèles que j'ai encore 60 visites tous les jours...je vous admire !

Oui, récemment, tout s'est mis en panne : mon imprimante dont je ne peux me passer pour relire le livre que je suis en train d'écrire. Si je ne peux pas me relire sur papier, au moment où je me mets à la place du lecteur éventuel, je ne peux pas continuer à " pondre"...1er ennui !

Ensuite, un gros virus a réveillé toutes les protections qui se sont mises " en branle" comme des cloches d'alertes...cela a bien pris trois jours ! Depuis, cet ordinateuer, quand il a travaillé un peu pour envoyer des mails....se met en grève, et dès que j'ai le dos tourné, il s'arrête de lui même...alors je l'éteins pour de bon, et je reviens 1/4 d'heure plus tard !  De plus...comme tout vient par téléphone, et que la ville d'Orléans est en pleins travaux pour installer la deuxième ligne de tramway..." ils" ont coupé accidentellement un cable de téléphone !d'où arrêt de diffusion Internet...bon c'est réparé...là dessus est venu un gros orage, qui a perturbé encore ma WFiiiiiiii! J'ai fait venir un dépanneur ( 70 euros ) simplement pour revisser un tout petit peu un minuscule petit écrou...maintenant je saurai faire....

Le premier Juillet  35° - 40° dans ma voiture...je suis allée voir ma petite soeur ( 72 ans )...aller-retour avec un bon déjeuner pour m'attirer, lyonnais, bien sûr ( saucisson chaud, quenelles )..et j'ai entrevu son beau jardin, mais impossile de rester dehors...J'ai replongé avec joie dans la climatisation de ma vieille voiture...

    Deux jours auparavant j'ai appris le décès d'un homme que j'estimais, très ami de mon mari...Cela m'a fait encore un coup très dur, car je n'arrête pas de mettre en terre des amis tous plus jeunes que moi ! C'est dur.   J'avais pris un billet de train pour Paris ( enterrement au Père LACHAISE ! ...mais vu la chaleur du 1er juillet, je n'ai pas pris le train...je me suis offert " un chauffeur" personnel (adieu mes économies !) Nous avons voyagé dans ma voiture climatisée ( un charmant jeune homme ) et arrivés à Paris, j'ai été très intelligente ( Ca m'arrive quelquefois...) ...nous nous sommes engouffrés dans le parking du Novotel au frais...nous avons déjeuné frugalement dans le restaurant climatisé, nous avons repris la voiture ...fraiche...et 5 minutes plus tard, nous arrivions ( en avance au père Lachaise) où, Merci mon Dieu ! nous avons pu entrer en voiture....à 50 mêtres de la tombe. Heureusement car TOUT est pavé dans ce cimetière immense

.....et mes prothèses de genoux n'aiment pas du tout les sols inégaux...il me faut de la moquette ou du bitume...et pas de trous. Nous sommes rentrés à Orléans sous un orage qui a fait baisser la température à 21°...Dieu soit loué ! Il a été avec moi toute la journée,( je parle de Dieu,) et tant pis pour la grosse dépense...quand on aime, on ne compte pas...Je sais que ma présence a réconforté mon amie Joelle et ses cinq filles, éplorées de la perte de cet ami, de ce père si bon et si aimable...Il y avait peu de monde, que la famille proche, et moi...personne d'autre de Saintes où ils habitent...cela m'a peinée.

   Avec tous ces chagrins, ces ennuis, je me suis enfermée dans ma coquille...repos forcé...mais je ne suis pas faite pour ça, alors j'ai entrepris de trier et jeter tous les papiers de mon mari que je gardais précieusement depuis 7 ans...mes enfants auront moins de mal plus tard...et puis je n'ai pas besoin de ça pour me souvenir.

    Je vais tenter de vous mettre des histoires...mais pas de ce que je vous raconte morceau après morceau, non ! je vais quitter l'adolescence....Ce sera pour la rentrée!

Je vous parlerai de vacances, celles que nous prenions dans les petites auberges de campagne...en 1937 !

A bientôt.......mère grand ,qui espère bien arriver à  100 ans !

 

lien permanent



 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à meregrand

Vous devez être connecté pour ajouter meregrand à vos amis

 
Créer un blog