Bonsoir mes amis et amies, Aujourd'hui j'ai eu le grand plaisir de recevoir mes enfants, ceux qui sont si calés en informatique que j'en suis jalouse : ils ont réparé tout ce qui "clochait"..je ne pouvais plus passer mes photos ! Un comble!. Bon! tout est en état de marche...je n'ai plus d'imprimante qui est allée à la déchetterie après avoir travaillé comme une folle pendant 4 ans sans faillir ni défaillir ! Maintenant je sais me servir du scanner... plus besoin d'imprimante ( je la regrette tout de même ! j'aime bien mes vieux serviteurs !)
Donc je peux vous mettre une photo de verdure justement le récit de ce soir :
Vous connaissez Papa, amateur de grand air, de liberté de verdure, d'eau fraiche, et qui a su emmener Maman qui avant lui détestait la campagne ! Il m'a initiée à tout ce qui était " verdure," eau courante, ciel, nuages...constellations ! et cela depuis mon plus jeune age...Alors j'ai brassé des souvenirs de ce beau temps là pour vous les offrir, car à moins de connaître des endroits vraiment sauvages, vous ne savez plus ce qu'était la campagne autrefois :
C'était le temps où je pêchais les grenouilles dans la vase ljusqu'aux épaules à l'endroit où elles plongeaient et que je ramenais triomphante...C'était le temps où l'on avait toujours dans la poche le canif et un bouchon pour pouvoir faire un petit moulin sur le moindre petit ru rencontré, ou bien un petit radeau avec quelques branches bien droites et de la ficelle, un mouchoir tendu entre deux rameaux, et qui pouvait même remonter un léger courant. C'était le temps où l'eau ruisselait un peu partout... il faisait des barrages pour faire une petite inondation ou un canal latéral ( leçons sur les canaux ! )
C'était le temps où les sauterelles sautaient par centaines dans l'herbe au moindre pas que je faisais et très difficiles à attraper...( il n'y a plus de sauterelles...) C'était le temps où je pouvais faire des jolis bouquets de marguerites, ...( Tu m'aimes, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout...)de bluets, de coquelicots. Je les ouvrais délicatement avant qu'il éclosent et je sortais avec précaution les pétales fripés rose pâle....C'était le temps où je cherchais des jours entiers "LE" trèfle à quatre feuilles...le tempe ou je grimpais dans les arbres pour y passer l'après midi...le temps où je me faufilais dans la pièce fraïche des fermes pour aller cueillir de la crème fraiche du bout de l'index..plusieurs fois...c'était le temps de la cueillette des mousserons le long des routes de campagne où ne passaient que des vélos ou des vaches, le temps du rassemblement des milliers d'hirondelles sur les fils électriques...et ça sentait déjà la rentrée des classe ! C'était le temps où je gardais les vaches, en sabots, comme dans les chansons ( En passant par la Lorraine.... )avec Mirette ce premier chien que je pouvais caresser sans crainte et qui savait mieux garder les vaches que moi...le temps des chèvres qui me donnaient tant de mal à les rattraper, et me me faisait gronder car elles avaient , ces sales bêtes, des boules d'herbes coincées dans leur tube digestif !
C'était le temps des espadrilles, si vite usées...le temps où il y avait encore dans les grands bois profonds des chats sauvages, énormes, des lynx ?...C'était aussi le temps des jeux des jours de pluie où les parents prenaient le temps de jouer au "morpion" ou de fabriquer un cerf volant pour le prochain vent favorable...le temps où l'on préparait les cannes à pêche, puis celui du passage des fils de fer barbelés pour se faufiler partout...celui des bois de sapin dont nous coupions les pousses couronnées d'un joli bouton avec lesquels Maman nous fabriquait des petites chaises avec des épingles.
Puis, le temps des coulemelles aux angles des grandes terres labourées, le temps des girolles sous les sapins les lendemains de pluie...Ah ! quels doux souvenirs et comme tout cela me manque !
Il n'y a plus de sauterelles, plus de hannetons, plus de bluets, plus de marguerites...encore quelques coquelicots, rares mais fidèles au poste, plus d'hirondelles sur les fils, plus de mousserons noyés dans le goudron...les fils de fer sont électrifiés ...et ce n'est plus le temps pour moi de galoper dans les chemins caillouteux, ni de grimper aux arbres..plus le temps de s'applatir dans l'herbe pour attraper une grenouille...Tout a un temps, mais en écrivant cela je revois TOUT, les paysages, le vert, les girolles sous les sapins, les mousserons...les sauterelles. Et le soir, la belle leçon d'étude du ciel, avec les constellations qui se déplaçaient avec les heures...Vénus, l'étoile du berger toute petite au bout de la petite ourse...M ars parfois toute rouge...
Alors si j'ai pu vous faire goûter à mes délices d'antan je suis contente...et essayez de retrouver tout cela dans des " trous" de campagne, dans les coins perdus, en Auvergne ..ou ailleurs...là où il n'y a pas de lumière.......................
Je vous souhaite une bonne nuit....et vous conterai les vacances à Lyon quand il fallait bien revenir en ville au bout de trois semaines...








